{"id":703,"date":"2013-07-03T13:19:50","date_gmt":"2013-07-03T12:19:50","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/?page_id=703"},"modified":"2013-07-03T13:19:50","modified_gmt":"2013-07-03T12:19:50","slug":"metallurgie-du-fer-et-forgerons-au-pays-dogon-histoire-dun-savoir-fer","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/projets\/mali\/metallurgie\/metallurgie-du-fer-et-forgerons-au-pays-dogon-histoire-dun-savoir-fer\/","title":{"rendered":"M\u00e9tallurgie du fer et forgerons au Pays dogon"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_705\" style=\"width: 287px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/07\/CRB_01-1-1.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-705\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-705  \" alt=\"Fig.1  Localisation des trois castes de forgerons au pays dogon. R\u00e9alisation C. Robion-Brunner\" src=\"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/07\/CRB_01-1-277x300.jpg\" width=\"277\" height=\"300\" \/><\/a><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-705\" class=\"wp-caption-text\">Fig.1 Localisation des trois castes de forgerons au Pays dogon. DAO C. Robion-Brunner<\/p>\n<\/div>\n<h4>Histoire d\u2019un \u00ab\u00a0savoir-fer\u00a0\u00bb<\/h4>\n<p>Organis\u00e9s en communaut\u00e9s villageoises, les Dogon constituent une soci\u00e9t\u00e9 agricole comprenant des chefferies h\u00e9r\u00e9ditaires fond\u00e9es sur la ma\u00eetrise de la terre. La terre est un \u00e9l\u00e9ment fondamental de l\u2019identit\u00e9 collective des Dogon. Leur outillage se compose principalement de houes et de haches en fer. La ma\u00eetrise de l\u2019extraction, de la r\u00e9duction du minerai de fer ainsi que de la mise en forme des objets sont un enjeu majeur dans cette soci\u00e9t\u00e9 rurale.<br \/>\nLa g\u00e9n\u00e9ralisation de l\u2019usage du fer a eu un impact important sur l\u2019organisation des soci\u00e9t\u00e9s et la gestion du territoire. Le Pays dogon, lieu d\u2019influences multiples, poss\u00e8de un patrimoine remarquable par le nombre et la vari\u00e9t\u00e9 des vestiges sid\u00e9rurgiques ; cela en fait un contexte favorable pour analyser la formation des castes de forgerons et l\u2019organisation de l\u2019industrie du fer.<br \/>\nNotre d\u00e9marche est \u00e0 la fois extensive et diachronique. Elle se base sur l\u2019analyse des traditions orales et des vestiges arch\u00e9ologiques recueillis lors des prospections et des fouilles.<\/p>\n<div id=\"attachment_707\" style=\"width: 248px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/07\/CRB_02-1-1.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-707\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\" wp-image-707    \" alt=\"Fig.2  Les traditions sid\u00e9rurgiques, les sites d\u2019extraction et de r\u00e9duction d\u00e9couverts au pays dogon. R\u00e9alisation C. Robion-Brunner\" src=\"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/07\/CRB_02-1-264x300.jpg\" width=\"238\" height=\"270\" \/><\/a><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-707\" class=\"wp-caption-text\">Fig.2 Les traditions sid\u00e9rurgiques, les sites d\u2019extraction et de r\u00e9duction d\u00e9couverts au Pays dogon. DAO C. Robion-Brunner<\/p>\n<\/div>\n<h4>Qui sont les forgerons dogon ?<\/h4>\n<p>Les recherches ant\u00e9rieures ont distingu\u00e9 au Pays dogon trois castes de forgeron : les J\u00e8m\u00e8-na, les J\u00e8m\u00e8-irin et les J\u00e8m\u00e8-y\u00e9lin (fig. 1). Elles ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9finies selon leur savoir technique et leur lieu de r\u00e9sidence. Seuls des sites de r\u00e9duction localis\u00e9s dans la plaine du S\u00e9no et sur le plateau m\u00e9ridional sont mentionn\u00e9s. Le plateau de Bandiagara \u00e9tait pr\u00e9sent\u00e9 comme vierge de toute production sid\u00e9rurgique, les J\u00e8m\u00e8-irin devaient donc se fournir en fer aupr\u00e8s des J\u00e8m\u00e8-na.<br \/>\nLa reconstitution des parcours migratoires suivant le patronyme montre que les J\u00e8m\u00e8-irin ont une histoire propre mais d\u00e9pendante de celle des agriculteurs, et un processus de formation complexe. Ils appartiennent \u00e0 une caste non-herm\u00e9tique dont les r\u00e8gles maritales se modifient selon les circonstances \u00e9conomiques, politiques et sociales. Cette caste s\u2019est constitu\u00e9e au Pays dogon \u00e0 partir d\u2019un substrat populationnel autochtone auquel se sont ajout\u00e9es successivement des populations provenant majoritairement du delta int\u00e9rieur du Niger. \u00c0 l\u2019origine, ces individus n\u2019appartenaient pas tous \u00e0 la cat\u00e9gorie sociale des forgerons. Sur la base d\u2019une transformation sociale volontaire ou contrainte par les Dogon, des agriculteurs autochtones, dogon ou \u00e9trangers, ainsi que des esclaves, sont devenus des sp\u00e9cialistes du fer pour r\u00e9pondre \u00e0 des besoins \u00e9conomiques.<\/p>\n<div id=\"attachment_709\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/07\/CRB_03-1-1.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-709\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-709  \" alt=\"Fig.3 Le site de r\u00e9duction d\u2019El\u00e9. Photo C. Robion-Brunner\" src=\"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/07\/CRB_03-1-300x224.jpg\" width=\"300\" height=\"224\" \/><\/a><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-709\" class=\"wp-caption-text\">Fig.3 Le site de r\u00e9duction d\u2019El\u00e9. Photo C. Robion-Brunner<\/p>\n<\/div>\n<h4>La m\u00e9tallurgie sur le plateau<\/h4>\n<p>Lors de nos missions de terrain, plus de 50 complexes sid\u00e9rurgiques ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9pertori\u00e9s et localis\u00e9s sur le plateau et la falaise de Bandiagara. Leur \u00e9tude a permis de mettre en \u00e9vidence le nombre et la vari\u00e9t\u00e9 des vestiges sid\u00e9rurgiques et de distinguer six traditions m\u00e9tallurgiques (Fiko, Ouin, Ama, Aridinyi, Ennd\u00e9 et Tinntam) (fig. 2).<br \/>\nD\u2019un point de vue technologique, ces traditions montrent de nombreuses parent\u00e9s. Tous les fourneaux poss\u00e8dent une ventilation par tirage naturel. La m\u00e9thode de r\u00e9duction est celle du proc\u00e9d\u00e9 direct avec s\u00e9paration de la scorie et du fer. N\u00e9anmoins, ces traditions pr\u00e9sentent diff\u00e9rents modes d\u2019\u00e9vacuation des scories. \u00c0 la fois la s\u00e9paration verticale (Aridinyi et Ennd\u00e9) et lat\u00e9rale (Fiko, Ouin, Ama et Tinntam) ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9es ; ces deux types de technologies fonctionnaient au d\u00e9but du 20\u00e8me si\u00e8cle.<\/p>\n<p>Les sites de r\u00e9duction poss\u00e8dent des amas de scories de taille variable. La tradition Ennd\u00e9 se singularise par des petits tas de scories \u00e9parpill\u00e9s (fig. 3). Cette production semble sporadique et li\u00e9e \u00e0 une activit\u00e9 saisonni\u00e8re, non inscrite dans le territoire. Les traditions Ouin et Ama r\u00e9unissent des sites compos\u00e9s d\u2019amas peu \u00e9lev\u00e9s (fig. 4). La production\u00a0\u00e9tait r\u00e9guli\u00e8re et se destinait \u00e0 la consommation locale.<\/p>\n<div id=\"attachment_710\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/07\/CRB_04-1-1.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-710\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-710  \" alt=\"Fig.4 Le site de r\u00e9duction de Ouin. Photo C. Robion-Brunner)\" src=\"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/07\/CRB_04-1-300x224.jpg\" width=\"300\" height=\"224\" \/><\/a><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-710\" class=\"wp-caption-text\">Fig.4 Le site de r\u00e9duction de Ouin. Photo C. Robion-Brunner<\/p>\n<\/div>\n<p>L\u2019organisation spatiale des sites des traditions Aridinyi et Tinntam est diff\u00e9rente. Ces traditions rassemblent des sites tourn\u00e9s vers une production r\u00e9guli\u00e8re \u00e0 diffusion locale, et d\u2019autres vers une production intensive \u00e0 diffusion r\u00e9gionale. La tradition Fiko se distingue par ses importantes buttes de d\u00e9chets, de 2 000 m3 \u00e0 80 000 m3 par complexe (fig. 5). Cette tradition constitue un v\u00e9ritable district sid\u00e9rurgique. Implant\u00e9e dans les marges ouest du plateau, cette production intensive devait \u00eatre tourn\u00e9e vers un march\u00e9 externe au Pays dogon.<\/p>\n<p>L\u2019historique de la sid\u00e9rurgie dogon est encore difficile \u00e0 envisager. Toutefois, les dates radiocarbones effectu\u00e9es sur les sites de Fiko et de Gumbessugo montrent que cette activit\u00e9 \u00e9tait pratiqu\u00e9e au moins d\u00e8s le 11\u00e8me si\u00e8cle de notre \u00e8re, c\u2019est-\u00e0-dire avant l\u2019arriv\u00e9e au 13\u00e8me-15\u00e8me si\u00e8cle des Dogon.<\/p>\n<div id=\"attachment_717\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/07\/CRB_05-1-1.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-717\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-717  \" alt=\"Fig.5 Le site de r\u00e9duction de Fiko. Photo C. Robion-Brunner\" src=\"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/07\/CRB_05-1-300x168.jpg\" width=\"300\" height=\"168\" srcset=\"https:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/07\/CRB_05-1-300x168.jpg 300w, https:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/07\/CRB_05-1.jpg 450w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-717\" class=\"wp-caption-text\">Fig.5 Le site de r\u00e9duction de Fiko. Photo C. Robion-Brunner<\/p>\n<\/div>\n<h4>Qui sont les m\u00e9tallurgistes ?<\/h4>\n<p>Dans la plupart des recherches ethnographiques, le terme de forgeron recouvre une dimension plus sociale et symbolique que technique. Afin de d\u00e9finir les diff\u00e9rents participants, il faut prendre en compte et distinguer les principales \u00e9tapes de la cha\u00eene op\u00e9ratoire, la destination de la production et les statuts des acteurs.<br \/>\nLe monde de la sid\u00e9rurgie ne concerne que deux cat\u00e9gories sociales, les agriculteurs et les forgerons. Ils ont pu travailler s\u00e9par\u00e9ment ou ensemble. Pour la phase d\u2019extraction du minerai, les d\u00e9tenteurs des terres et des connaissances magiques sont les agriculteurs ; les forgerons d\u00e9tiennent les connaissances techniques. Le travail de la mine n\u00e9cessite une main d&rsquo;\u0153uvre importante, qui est compos\u00e9e \u00e0 la fois d\u2019agriculteurs et de forgerons.<br \/>\nPour la r\u00e9duction, les d\u00e9tenteurs des terres sont toujours des agriculteurs. Par contre, les forgerons d\u00e9tiennent les connaissances magiques et techniques. Sur les sites sid\u00e9rurgiques \u00e0 destination locale et r\u00e9gionale, les forgerons g\u00e8rent seuls cette op\u00e9ration technique. Sur les sites sid\u00e9rurgiques \u00e0 destination extrar\u00e9gionale, les agriculteurs sont aid\u00e9s par les forgerons des villages voisins, pendant que leurs forgerons traitent les loupes.<\/p>\n<div id=\"attachment_719\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/07\/CRB_06-1-1.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-719\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-719  \" alt=\"Fig.6 Les forgerons Bagu\u00e9n\u00e9 de Fiko. Photo C. Robion-Brunner\" src=\"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/07\/CRB_06-1-300x225.jpg\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/07\/CRB_06-1-300x225.jpg 300w, https:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/07\/CRB_06-1.jpg 350w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-719\" class=\"wp-caption-text\">Fig.6 Les forgerons Bagu\u00e9n\u00e9 de Fiko. Photo C. Robion-Brunner<\/p>\n<\/div>\n<p>La forge est quant \u00e0 elle un monde totalement organis\u00e9 par les forgerons (fig. 6). Par cons\u00e9quent, l\u2019identit\u00e9 des m\u00e9tallurgistes dogon n\u2019est pas unique, bien au contraire. Elle est multiple et diff\u00e8re selon les statuts et les \u00e9tapes de la production.<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019association de diff\u00e9rentes disciplines, nos recherches ont permis de pr\u00e9ciser la diversit\u00e9 historique, g\u00e9ographique et sociale des J\u00e8m\u00e8-irin et de d\u00e9terminer l\u2019identit\u00e9 des acteurs de la sid\u00e9rurgie. Les prospections et les interventions arch\u00e9ologiques permettent de dresser une vision globale de la production du fer et d\u2019\u00e9tablir que du fer a \u00e9t\u00e9 produit sur le plateau selon des traditions sid\u00e9rurgiques vari\u00e9es.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/traces.univ-tlse2.fr\/accueil-traces\/equipes-et-poles-de-recherche\/pole-afrique-histoire-et-archeologie-africaines\/robion-brunner-caroline-70196.kjsp?RH=Afrique_traces\">Caroline Robion-Brunner<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Histoire d\u2019un \u00ab\u00a0savoir-fer\u00a0\u00bb Organis\u00e9s en communaut\u00e9s villageoises, les Dogon constituent une soci\u00e9t\u00e9 agricole comprenant des chefferies h\u00e9r\u00e9ditaires fond\u00e9es sur la ma\u00eetrise de la terre. La terre est un \u00e9l\u00e9ment fondamental de l\u2019identit\u00e9 collective des Dogon. 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