{"id":549,"date":"2013-06-20T14:34:00","date_gmt":"2013-06-20T13:34:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/?page_id=549"},"modified":"2017-04-19T12:49:27","modified_gmt":"2017-04-19T10:49:27","slug":"presentation-geomorphologique-de-la-falaise-de-bandiagara","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/projets\/mali\/environnement\/presentation-geomorphologique-de-la-falaise-de-bandiagara\/","title":{"rendered":"Pr\u00e9sentation g\u00e9omorphologique de la \u00ab falaise \u00bb de Bandiagara"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_554\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/PhotoA_400_300-1-1.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-554\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-554 \" src=\"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/PhotoA_400_300-1-300x225.jpg\" alt=\" La \u00ab falaise \u00bb de Bandiagara au droit de Yawa, prise vers le sud est en direction de Guimini (\u00e0 droite la colline de Songona). Photo M. Rasse\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/PhotoA_400_300-1-300x225.jpg 300w, https:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/PhotoA_400_300-1.jpg 400w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-554\" class=\"wp-caption-text\">La \u00ab falaise \u00bb de Bandiagara au droit de Yawa, prise vers le sud est en direction de Guimini (\u00e0 droite la colline de Songona). Photo M. Rasse<\/p>\n<\/div>\n<p>La \u00abfalaise \u00bb de Bandiagara constitue la limite orientale du plateau dogon, plateau structural d\u00e9velopp\u00e9 dans les gr\u00e8s conglom\u00e9ratiques du Pr\u00e9cambrien reposant en discordance sur le socle birrimien. Cet escarpement, de direction assez r\u00e9guli\u00e8re N 45\u00b0, se suit sur pr\u00e8s de trois degr\u00e9s de latitude, de Koutiala aux impressionnantes buttes de la Gandamia (1080m) et de Hombori (1155m) au nord de Douentza. Il constitue l\u2019un des reliefs majeurs de l\u2019Afrique occidentale qui, par son orientation sud-est, re\u00e7oit de plein fouet les vents dominants de saisons et de p\u00e9riodes s\u00e8ches. On comprend ainsi les accumulations \u00e9oliennes, fix\u00e9es ou remobilis\u00e9es r\u00e9cemment, que l\u2019on retrouve recouvrant, partiellement ou totalement, l\u2019important talus d\u2019\u00e9boulis sur lequel se sont implant\u00e9s les \u00ab villages de falaise \u00bb.<\/p>\n<p>Les altitudes du plateau croissant vers le nord-est pour des raisons structurales, la d\u00e9nivellation de l\u2019escarpement est \u00e9galement, en moyenne, de plus en plus importante. Toutefois les conditions locales de recouvrement \u00e9olien et d\u2019incision des vall\u00e9es de pi\u00e9mont perturbent cet agencement. Ainsi, en diff\u00e9rents secteurs moins soumis \u00e0 l\u2019\u00e9rosion r\u00e9gressive, la d\u00e9nivellation est r\u00e9duite quasiment de moiti\u00e9. Il en est ainsi dans le secteur de Guimini-Yawa-Nombori \u00e9tudi\u00e9 depuis 2006. Au pied de la \u00ab falaise \u00bb, les altitudes du S\u00e9no sont ici sup\u00e9rieures \u00e0 400 m, constituant la partie la plus \u00e9lev\u00e9e de la plaine et l\u2019un des endroits o\u00f9 la d\u00e9nivellation du talus gr\u00e9seux est la moins marqu\u00e9e.<\/p>\n<div id=\"attachment_556\" style=\"width: 710px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/FigB_700_166-1-1.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-556\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-556 size-full\" src=\"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/FigB_700_166-1.jpg\" alt=\"Coupe d\u2019ensemble de la \u00ab falaise \u00bb au niveau de Yawa. Dessin M. Rasse\" width=\"700\" height=\"166\" srcset=\"https:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/FigB_700_166-1.jpg 700w, https:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/FigB_700_166-1-300x71.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><\/a><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-556\" class=\"wp-caption-text\">Coupe d\u2019ensemble de la \u00ab falaise \u00bb au niveau de Yawa. Dessin M. Rasse<\/p>\n<\/div>\n<p>C\u2019est cette situation g\u00e9omorphologique, d\u2019extr\u00eame amont encore pr\u00e9serv\u00e9 de l\u2019\u00e9rosion r\u00e9gressive, qui explique \u00e0 la fois la conservation de formations \u00ab anciennes \u00bb et leur d\u00e9mant\u00e8lement actuel. En effet, le mat\u00e9riel s\u00e9dimentaire, constitu\u00e9 essentiellement de sables fins, est soumis \u00e0 des conditions climatiques sah\u00e9liennes, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 la fois aux chasses brutales des eaux concentr\u00e9es sur le plateau pendant la saison des pluies et \u00e0 la d\u00e9flation par les vents canalis\u00e9s par le talus et les vall\u00e9es de pi\u00e9mont pendant la saison s\u00e8che. On doit donc \u00e0 ces conditions la d\u00e9couverte des niveaux arch\u00e9ologiques et le d\u00e9gagement de coupes stratigraphiques significatives de l\u2019\u00e9volution g\u00e9omorphologique du Pl\u00e9istoc\u00e8ne sup\u00e9rieur et de l\u2019Holoc\u00e8ne.<\/p>\n<h4>Les vall\u00e9es de pi\u00e9mont<\/h4>\n<p>L\u2019image un peu simple d\u2019un d\u00e9gagement r\u00e9cent des sables d\u00e9pos\u00e9s au pied de l\u2019escarpement durant la derni\u00e8re phase aride \u2013\u00ab l\u2019Ogolien \u00bb des auteurs (Elouard, 1959) \u00e0 nuancer quelque peu. D\u2019une part, les premi\u00e8res estimations chronologiques montrent bien que la majeure partie des s\u00e9diments s\u2019est accumul\u00e9e durant le Pl\u00e9istoc\u00e8ne sup\u00e9rieur (au moins 80-30 ka), et ne se cantonnent pas \u00e0 la phase aride (20-15 ka). D\u2019autre part, les vall\u00e9es de pi\u00e9mont doivent davantage leur allure \u00e0 la faiblesse des pr\u00e9cipitations et des \u00e9coulements qu\u2019\u00e0 leur relative \u00ab jeunesse \u00bb. Le d\u00e9gagement du talus d\u2019\u00e9boulis par \u00e9rosion diff\u00e9rentielle des formations quaternaires est manifeste, et c\u2019est d\u2019ailleurs cette situation qui explique l\u2019affleurement actuel des divers d\u00e9p\u00f4ts, mais il n\u2019est pas \u00e0 mettre sur le compte de la seule p\u00e9riode holoc\u00e8ne.<\/p>\n<p>Ainsi, durant le Pl\u00e9istoc\u00e8ne sup\u00e9rieur, ces vall\u00e9es de pi\u00e9mont ont connu diff\u00e9rentes phases d\u2019encaissement et de remblaiement et il est fort probable que cette allure \u00ab embryonnaire \u00bb ait \u00e9t\u00e9 une caract\u00e9ristique constante, essentiellement d\u2019ailleurs parce que le niveau de base r\u00e9gional restait \u00e0 peu pr\u00e8s identique. Seules sans doute les p\u00e9riodes les plus humides ont \u00e9t\u00e9 favorables \u00e0 un \u00e9coulement quasi permanent et continu jusqu\u2019au Sourou \u2013qui se dirige vers la Volta- et, de fait, \u00e0 une incision au moins relative, alors que durant les phases les plus s\u00e8ches, une grande mise en charge des \u00e9coulements permettait l\u2019accumulation de formations successives.<\/p>\n<div id=\"attachment_560\" style=\"width: 710px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/FigC_700_341-1-1.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-560\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-560 size-full\" src=\"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/FigC_700_341-1.jpg\" alt=\" Cinq formations principales pl\u00e9istoc\u00e8nes ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9finies dans les collines de Songona. Dessin M. Rasse\" width=\"700\" height=\"341\" srcset=\"https:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/FigC_700_341-1.jpg 700w, https:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/FigC_700_341-1-300x146.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><\/a><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-560\" class=\"wp-caption-text\">Cinq formations principales pl\u00e9istoc\u00e8nes ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9finies dans les collines de Songona. Dessin M. Rasse<\/p>\n<\/div>\n<p>&#8211; La formation F1, la plus ancienne (a priori ant\u00e9rieure \u00e0 60ka) n\u2019est repr\u00e9sent\u00e9e que dans une seule coupe, celle de la butte coiff\u00e9e de blocs de gr\u00e8s de Songona, sap\u00e9e par l\u2019un des m\u00e9andres du chenal. Sur plus de 2m d\u2019\u00e9paisseur, un mat\u00e9riel \u00e0 forte composante sableuse, \u00e0 sables assez h\u00e9t\u00e9rom\u00e9triques et \u00e0 gravillons \u00e9pars ou dispos\u00e9s en lits bien d\u00e9finis, pourrait repr\u00e9senter la reprise par des \u00e9coulements fluviatiles d\u2019une ar\u00e8ne gr\u00e9seuse. L\u2019\u00e9volution p\u00e9dologique subie post\u00e9rieurement a transform\u00e9 ce d\u00e9p\u00f4t en masse compacte, tr\u00e8s indur\u00e9e et difficile \u00e0 \u00e9chantillonner. Dans la partie profonde, ce mat\u00e9riel est versicolore, \u00e0 taches allant du blanc \u00e0 l\u2019ocre brun assez fonc\u00e9, et contient de nombreuses pisolithes ferrugineuses plus ou moins concentr\u00e9es. Dans la partie sup\u00e9rieure, la couleur devient plus uniform\u00e9ment rouge lie-de-vin. Ce mat\u00e9riel repose fort probablement sur le substratum gr\u00e9seux, sans doute \u00e0 la base du talus d\u2019\u00e9boulis, et l\u2019on ne doit sa conversation qu\u2019\u00e0 sa r\u00e9sistance relative et \u00e0 celle de la jonch\u00e9e de blocs inject\u00e9e lors d\u2019un effondrement en masse d\u2019une portion de la \u00ab falaise \u00bb dans les formations sableuses du dessus.<\/p>\n<p>&#8211; Apr\u00e8s une phase d\u2019\u00e9rosion se traduisant par une discordance, les formations F2 et F3 se mettent en place. Ces unit\u00e9s sont constitu\u00e9es de sables homom\u00e9triques et l\u2019\u00e9paisseur est d\u2019au moins 35m. Les premi\u00e8res dates disponibles ciblent l\u2019intervalle chronologique 60-40 ka pour le d\u00e9p\u00f4t de cette impressionnante masse de sable. Dans l\u2019\u00e9tat actuel de nos observations, tout concourt \u00e0 faire de cette formation un d\u00e9p\u00f4t \u00e0 forte composante \u00e9olienne &#8211; ne serait-ce que par leur homom\u00e9trie- mais plus ou moins remani\u00e9e par les eaux. En effet, les sables blancs de la base pr\u00e9sentent un litage caract\u00e9ristique soit d\u2019\u00e9coulements laminaires, soit de d\u00e9cantation dans des \u00e9tendues d\u2019eaux calmes. Certaines pass\u00e9es pr\u00e9sentent \u00e9galement des discordances angulaires imputables \u00e0 des \u00e9coulements changeants (dans la partie centrale de F2), mais une part sans doute non n\u00e9gligeable du mat\u00e9riel se pr\u00e9sente sous la caract\u00e9ristique de sables boulants homom\u00e9triques, lesquels ne donnent finalement aucune information concr\u00e8te sur leur mode de d\u00e9p\u00f4t. C\u2019est dans ce mat\u00e9riel F2 et F3 que se dessine l\u2019interfluve de Songona 1 et c\u2019est au sommet de ce mat\u00e9riel que se trouvent les niveaux arch\u00e9ologiques fouill\u00e9s depuis 2007.<\/p>\n<p>-Apr\u00e8s une nouvelle phase d\u2019incision, les formations F4 et F5 se d\u00e9posent dans une continuit\u00e9 s\u00e9dimentaire ind\u00e9niable. Ces unit\u00e9s traduisent une forte alimentation hydrologique, issue principalement du vallon suspendu de Yawa, en \u00ab c\u00f4ne de d\u00e9jection \u00bb s\u2019inscrivant \u00e0 la base de l\u2019\u00e9boulis et de la falaise. F4 est une unit\u00e9 \u00e9paisse de plus de 10 m de sables moyens \u00e0 grossiers, entrecoup\u00e9s de pass\u00e9es plus grossi\u00e8res, \u00e0 galets et pour certaines \u00e0 blocs de gr\u00e8s, consolid\u00e9es en conglom\u00e9rats \u00e0 forte teneur en fer qui se traduisent par des petits replats sur la pente de l\u2019interfluve. F5 est beaucoup plus homog\u00e8ne, \u00e9paisse de plus de 20 m\u00e8tres, constitu\u00e9e de sables g\u00e9n\u00e9ralement moyens, \u00e0 tr\u00e8s fins litages traduisant un mode de d\u00e9p\u00f4t tr\u00e8s rythm\u00e9, indiscutablement saisonnier pour certains ensembles. Ces deux formations sont de couleurs assez vari\u00e9es, oscillant entre un ocre jaune assez discret et un ocre rouge prononc\u00e9.<\/p>\n<p>Les \u00e9tudes en cours doivent permettre de pr\u00e9ciser la datation des formations par la <a title=\"Datations OSL\" href=\"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/projets\/mali\/environnement\/datations-osl\/\">m\u00e9thode OSL<\/a> et faciliter la comparaison avec le site d\u2019Ounjougou d\u00e9sormais bien connu. De nouvelles prospections dans la r\u00e9gion de Goundaka et de la basse vall\u00e9e du Yam\u00e9 permettront aussi de comparer les donn\u00e9es de sites ponctuels et de souligner les tendances pal\u00e9oclimatiques d\u2019\u00e9chelle continentale.<\/p>\n<div id=\"attachment_562\" style=\"width: 460px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/Photo-D_450_309-1-1.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-562\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-562 size-full\" src=\"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/Photo-D_450_309-1.jpg\" alt=\"Un paysage rural sah\u00e9lien qui ne laisse personne indiff\u00e9rent : le vallon suspendu de Yawa (au loin le S\u00e9no). Photo M. Rasse\" width=\"450\" height=\"309\" srcset=\"https:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/Photo-D_450_309-1.jpg 450w, https:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/Photo-D_450_309-1-300x206.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 450px) 100vw, 450px\" \/><\/a><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-562\" class=\"wp-caption-text\">Un paysage rural sah\u00e9lien qui ne laisse personne indiff\u00e9rent : le vallon suspendu de Yawa (au loin le S\u00e9no). Photo M. Rasse<\/p>\n<\/div>\n<h4>Les vallons suspendus de Yawa<\/h4>\n<p>Le secteur de Yawa est doublement int\u00e9ressant. Non seulement le pied de falaise est extr\u00eamement riche, mais sur le plateau m\u00eame, coinc\u00e9es dans les \u00e9troits vallons d\u00e9velopp\u00e9s le long des diaclases N 20-25\u00b0 et secondairement N 35\u00b0, sont \u00e9galement pr\u00e9serv\u00e9es des formations riches d\u2019enseignements.<\/p>\n<p>Ces derni\u00e8res permettent le maintien et la restitution quasi permanente de l\u2019eau de nappes phr\u00e9atiques qui se trouvent finalement \u00absuspendues\u00bb (compte tenu de la topographie, mais aussi par rapport \u00e0 la nappe profonde des gr\u00e8s). Leur hydrologie est fortement tributaire du pass\u00e9 lat\u00e9ritique tertiaire du plateau qui, en colmatant les nombreuses pertes karstiques d\u00e9velopp\u00e9es dans les gr\u00e8s, a rendu davantage imperm\u00e9able le substratum. Ces nappes secondaires expliquent en r\u00e9alit\u00e9 la dynamique rurale actuelle des villages qui d\u00e9veloppent, parfois \u00e0 outrance compte tenu des r\u00e9serves potentielles, des cultures d\u2019arri\u00e8re-saison tr\u00e8s demandeuses en eau (oignons, mais aussi l\u00e9gumes divers), lesquelles contribuent n\u00e9anmoins tant \u00e0 la richesse paysag\u00e8re de ces vallons.<\/p>\n<p>Encaiss\u00e9s d\u2019une quarantaine de m\u00e8tres \u00e0 l\u2019arri\u00e8re imm\u00e9diat de l\u2019escarpement, ces vallons se sont remblay\u00e9s de sables durant les phases les plus propices. Ces sables se sont d\u00e9pos\u00e9s sous le vent au pied des versants orient\u00e9s \u00e0 l\u2019ouest et au vent au pied des versants qui leur font face. Puis ces sables ont \u00e9t\u00e9 manifestement remani\u00e9s par les eaux de surface jusqu\u2019\u00e0, pour certains vallons comme celui de Begnemato plus au sud, aboutir \u00e0 un vaste plan quasiment horizontal. Toutefois \u00e0 Yawa, plusieurs phases de remobilisation, par les eaux ou par les vents, et diff\u00e9rentes phases de p\u00e9dogen\u00e8se ont contribu\u00e9 \u00e0 rendre difficile la lecture stratigraphique du syst\u00e8me que seule l\u2019incision actuelle des cours d\u2019eau permet d\u2019appr\u00e9hender.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.umr-idees.fr\/spip.php?article129\"><strong>Michel Rasse<\/strong><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La \u00abfalaise \u00bb de Bandiagara constitue la limite orientale du plateau dogon, plateau structural d\u00e9velopp\u00e9 dans les gr\u00e8s conglom\u00e9ratiques du Pr\u00e9cambrien reposant en discordance sur le socle birrimien. 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