{"id":529,"date":"2013-06-20T14:10:40","date_gmt":"2013-06-20T13:10:40","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/?page_id=529"},"modified":"2017-04-19T12:47:35","modified_gmt":"2017-04-19T10:47:35","slug":"geomorphologie-du-gisement-dounjougou","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/projets\/mali\/environnement\/geomorphologie-du-gisement-dounjougou\/","title":{"rendered":"G\u00e9omorphologie du gisement d&rsquo;Ounjougou"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_533\" style=\"width: 233px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/MR_01_400_538-1-1.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-533\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-533 \" src=\"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/MR_01_400_538-1-223x300.jpg\" alt=\"Sur cette photo prise vers l\u2019amont, les ravinements d\u2019Ounjougou sont tr\u00e8s reconnaissables dans le secteur de la confluence. On peut \u00e9galement distinguer la terrasse protohistorique (qui domine directement le Yam\u00e9) du glacis sup\u00e9rieur (au premier plan \u00e0 gauche). Photo a\u00e9rienne D. Gladsteen\" width=\"223\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/MR_01_400_538-1-223x300.jpg 223w, https:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/MR_01_400_538-1.jpg 400w\" sizes=\"(max-width: 223px) 100vw, 223px\" \/><\/a><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-533\" class=\"wp-caption-text\">Sur cette photo prise vers l\u2019amont, les ravinements d\u2019Ounjougou sont tr\u00e8s reconnaissables dans le secteur de la confluence. On peut \u00e9galement distinguer la terrasse protohistorique (qui domine directement le Yam\u00e9) du glacis sup\u00e9rieur (au premier plan \u00e0 gauche). Photo a\u00e9rienne D. Gladsteen<\/p>\n<\/div>\n<p>La complexit\u00e9 stratigraphique des formations de la vall\u00e9e du Yam\u00e9 ne se traduit pas syst\u00e9matiquement dans la topographie. \u00c0 Ounjougou, l\u2019apparente monotonie des reliefs du Plateau dogon, essentiellement d\u00e9velopp\u00e9s dans les gr\u00e8s conglom\u00e9ratiques du Pr\u00e9cambrien sup\u00e9rieur, est interrompue par la multiplication des glacis et des terrasses dessin\u00e9s dans les formations fines du Pl\u00e9istoc\u00e8ne et de l\u2019Holoc\u00e8ne. Les profils transversaux de la vall\u00e9e du Yam\u00e9 sont \u00e0 la fois des profils li\u00e9s \u00e0 une \u00e9rosion de surface des secteurs proches des interfluves gr\u00e9seux et \u00e0 une accumulation dans les zones basses. Il s\u2019agit donc de glacis d\u2019\u00e9rosion et d\u2019accumulation qui sont aujourd\u2019hui vigoureusement incis\u00e9s.<\/p>\n<p>On peut distinguer deux niveaux principaux :<\/p>\n<p>Le glacis principal est celui qui constitue la majeure partie des surfaces de la partie centrale du plateau dogon, ensembles gr\u00e9seux except\u00e9s. Il se situe \u00e0 des altitudes de 400-440m. Il s\u2019agit \u00e0 la fois d\u2019un glacis d\u2019\u00e9rosion et d\u2019accumulation dont la mise en place rel\u00e8ve essentiellement de la grande p\u00e9riode de remobilisation au d\u00e9but de l\u2019Holoc\u00e8ne des silts \u00e9oliens d\u00e9pos\u00e9s sur la totalit\u00e9 de la superficie du plateau dogon durant le dernier maximum aride. A Kokolo, \u00e0 Oumounaama, de tr\u00e8s nombreuses coupes montrent nettement qu\u2019il s\u2019agit d\u2019\u00e9pandages de type colluvial qui se sont d\u00e9pos\u00e9s sur un relief diff\u00e9renci\u00e9, lui-m\u00eame probablement li\u00e9 \u00e0 une phase \u00e9rosive pr\u00e9c\u00e9dente. Au Ravin de la Vip\u00e8re, les datations OSL disponibles confirment cette disposition : il existe un hiatus chronologique entre les limons superficiels dat\u00e9s de l\u2019Holoc\u00e8ne et les silts pl\u00e9istoc\u00e8nes sous-jacents (ici ant\u00e9rieurs \u00e0 24 Ka). Ce glacis principal domine de plus de 20m le cours actuel du Yam\u00e9, il se termine par un rebord topographique tr\u00e8s nettement marqu\u00e9.<\/p>\n<p>Le glacis secondaire est spatialement bien moins repr\u00e9sent\u00e9. Il ne se remarque qu\u2019\u00e0 proximit\u00e9 du cours d\u2019eau. Il s\u2019inscrit plusieurs m\u00e8tres en contrebas du pr\u00e9c\u00e9dent et son \u00e9laboration est responsable du tr\u00e8s vigoureux rebord d\u2019\u00e9rosion qui a permis, \u00e0 Kokolo, \u00e0 Dandoli, \u00e0 Sinkarma, la d\u00e9couverte d\u2019outils du Pal\u00e9olithique moyen. Glacis d\u2019\u00e9rosion \u00e0 l\u2019amont, dans les formations pl\u00e9istoc\u00e8nes, il devient quelques dizaines de m\u00e8tres plus bas glacis-terrasse et il est \u00e0 associer alors \u00e0 l\u2019\u00e9pais remblaiement protohistorique que l\u2019on suit tr\u00e8s bien le long du Yam\u00e9, du Boumbangou et du M\u00e9ni\u00e9-M\u00e9ni\u00e9. Cette s\u00e9dimentation de limons jaunes et rouges a \u00e9t\u00e9 dat\u00e9e de l\u2019intervalle 5e \/ 15e s. de notre \u00e8re (s.l.) et constitue une tr\u00e8s nette terrasse qui domine de 8 \u00e0 10m leYam\u00e9.<\/p>\n<div id=\"attachment_535\" style=\"width: 730px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/MR_02_720_143-1-1.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-535\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-535\" src=\"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/MR_02_720_143-1-1.jpg\" alt=\"Formes et formations quaternaires \u00e0 Ounjougou. U= unit\u00e9s du Pl\u00e9istoc\u00e8ne, H=unit\u00e9s de l'Holoc\u00e8ne. Dessin M. Rasse.\" width=\"720\" height=\"143\" \/><\/a><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-535\" class=\"wp-caption-text\">Formes et formations quaternaires \u00e0 Ounjougou. U= unit\u00e9s du Pl\u00e9istoc\u00e8ne, H=unit\u00e9s de l&rsquo;Holoc\u00e8ne. Dessin M. Rasse<\/p>\n<\/div>\n<p>Ces deux niveaux sont topographiquement bien d\u00e9finis ; ils n\u2019en sont pas moins complexes. Il est en effet tr\u00e8s difficile d\u2019appr\u00e9cier les micro-formes de surface et a fortiori les limites des formations, notamment dans la zone de transition \u00e9rosion\/accumulation qui se fait toujours tr\u00e8s subtilement.<\/p>\n<p>Localement d\u2019ailleurs, le raccord est interrompu par un troisi\u00e8me plan, beaucoup plus discret dans le paysage : il s\u2019agit de la terrasse n\u00e9olithique que l\u2019on retrouve \u00e0 Damatoumou dominant de 4 \u00e0 5m le niveau protohistorique. C\u2019est en r\u00e9alit\u00e9 le seul endroit, en rive gauche du Yam\u00e9, juste avant la confluence, o\u00f9 cette \u00e9tape se manifeste topographiquement. Sur l\u2019autre rive, la transition entre le niveau sup\u00e9rieur et le remblaiement protohistorique se fait par une surface convexe sur laquelle les processus de ruissellement en nappe laissent appara\u00eetre un tr\u00e8s grand nombre d\u2019art\u00e9facts lithiques (espace localis\u00e9 juste au-dessus du site du Promontoire o\u00f9 ont \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9es les pointes de fl\u00e8ches bifaciales).<\/p>\n<div id=\"attachment_538\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/MR_03_400_234-1-1.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-538\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-538 \" src=\"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/MR_03_400_234-1-300x175.jpg\" alt=\"A l\u2019aval imm\u00e9diat de La Confluence, le contact avec la terrasse protohistorique (au sommet) se traduit par un rebord de terrasse de 10m, lequel t\u00e9moigne de la vigueur de l\u2019incision r\u00e9cente. A gauche dans le lointain , le secteur d\u2019Oumounaama, plus ouvert et d\u00e9velopp\u00e9 dans les formations pl\u00e9istoc\u00e8nes. Photo M. Rasse\" width=\"300\" height=\"175\" \/><\/a><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-538\" class=\"wp-caption-text\">A l\u2019aval imm\u00e9diat de La Confluence, le contact avec la terrasse protohistorique (au sommet) se traduit par un rebord de terrasse de 10m, lequel t\u00e9moigne de la vigueur de l\u2019incision r\u00e9cente. A gauche dans le lointain , le secteur d\u2019Oumounaama, plus ouvert et d\u00e9velopp\u00e9 dans les formations pl\u00e9istoc\u00e8nes. Photo M. Rasse<\/p>\n<\/div>\n<h4>Des conditions exceptionnelles de conservation des formations quaternaires<\/h4>\n<p>Mais, d\u2019embl\u00e9e, ce qui surprend le plus \u00e0 Ounjougou, c\u2019est la multitude des ravinements et l\u2019on constate que ce ph\u00e9nom\u00e8ne est de surcro\u00eet extr\u00eamement localis\u00e9. Effectivement, \u00e0 l\u2019aval et \u00e0 l\u2019amont imm\u00e9diat de la confluence du Yam\u00e9 et du Boumbangou, la vall\u00e9e se pr\u00e9sente selon sa physionomie habituelle, ample, avec des versants peu marqu\u00e9s dans les formations superficielles. Tout au plus, lorsque l\u2019on arrive de Bandiagara, se remarquent quelques zones o\u00f9 l\u2019\u00e9rosion superficielle affecte l\u2019extr\u00eame-amont du glacis inf\u00e9rieur, laissant sugg\u00e9rer des processus d\u00e9j\u00e0 \u00ab anciens \u00bb dans les topo-s\u00e9quences. \u00c0 Ounjougou au contraire, la topographie est tout autre. Aux pentes douces des secteurs voisins s\u2019oppose la verticalit\u00e9 du profil topographique d\u00e9velopp\u00e9 dans les formations r\u00e9centes et les ravinements deviennent omnipr\u00e9sents, s\u2019\u00e9tendant sur de tr\u00e8s grandes portions des terroirs. Tout sugg\u00e8re donc un ph\u00e9nom\u00e8ne \u00e0 la fois localis\u00e9 et brutal qu\u2019il \u00e9tait de prime abord difficile de recadrer avec ce qui est connu et commun\u00e9ment admis de l\u2019\u00e9volution des paysages sous la causalit\u00e9 conjugu\u00e9e des modifications climatiques r\u00e9centes et de l\u2019action anthropique.<\/p>\n<p>L\u2019explication n\u2019aurait certainement pas \u00e9t\u00e9 apport\u00e9e sans le recours \u00e0 la discussion avec les habitants des villages les plus proches, lesquels relatent un ph\u00e9nom\u00e8ne catastrophique intervenu durant les \u00e9pisodes fortement pluvieux d\u2019ao\u00fbt 1936 (d\u2019apr\u00e8s les derni\u00e8res enqu\u00eates de A. Mayor): en une nuit, le Yam\u00e9 qui s\u2019\u00e9coulait par un seuil situ\u00e9 actuellement \u00e0 402m d\u2019altitude, a adopt\u00e9 son cours actuel en modifiant totalement la configuration du site et des parcelles cultiv\u00e9es (Huysecom et al., 2002, 2004). La cascade du seuil gr\u00e9seux, dont les habitants ont conserv\u00e9 la m\u00e9moire, a cess\u00e9 d\u00e8s lors de fonctionner et les mar\u00e9cages, situ\u00e9s \u00e0 l\u2019amont et \u00e0 l\u2019aval du secteur qui a \u00e9t\u00e9 brutalement ouvert, ont tous deux disparu.<\/p>\n<div id=\"attachment_541\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/MR_04_350_266-1-1.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-541\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-541 \" src=\"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/MR_04_350_266-1-300x228.jpg\" alt=\"Une preuve de la modification hydrographique intervenue en 1936 est apport\u00e9e par la pal\u00e9ovall\u00e9e qu\u2019utilisait le Yam\u00e9. On y remarque des marmites d\u2019\u00e9rosion mais aussi des enduits et des polis fluviatiles t\u00e9moignant de l\u2019activit\u00e9 hydrologique. Photo M. Rasse\" width=\"300\" height=\"228\" srcset=\"https:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/MR_04_350_266-1-300x228.jpg 300w, https:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/MR_04_350_266-1.jpg 350w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-541\" class=\"wp-caption-text\">Une preuve de la modification hydrographique intervenue en 1936 est apport\u00e9e par la pal\u00e9ovall\u00e9e qu\u2019utilisait le Yam\u00e9. On y remarque des marmites d\u2019\u00e9rosion mais aussi des enduits et des polis fluviatiles t\u00e9moignant de l\u2019activit\u00e9 hydrologique. Photo M. Rasse<\/p>\n<\/div>\n<p>Outre les t\u00e9moignages oraux, de nombreux indices g\u00e9omorphologiques plaident en faveur de cette \u00e9volution r\u00e9cente. Le seuil par lequel passait le pal\u00e9ocours est situ\u00e9 9m en contre-haut du talweg actuel, mais quatre \u00e0 cinq m\u00e8tres en contrebas de la terrasse protohistorique, laquelle \u00e9tait pro parte \u00e0 l\u2019origine du \u00ab bouchon \u00bb s\u00e9dimentaire. Les altitudes de la vall\u00e9e morte sont donc parfaitement compatibles avec l\u2019hypoth\u00e8se de cette modification. Le trac\u00e9 m\u00eame du lit fluvial a \u00e9t\u00e9 localis\u00e9, avec une tr\u00e8s grande pr\u00e9cision. Il pr\u00e9sente encore une grande fra\u00eecheur des formes : les marmites d\u2019\u00e9rosion sugg\u00e8rent un cours d\u2019eau puissant et les gr\u00e8s conglom\u00e9ratiques du seuil pr\u00e9sentent un poli fluviatile bien particulier que l\u2019on ne retrouve aucunement ailleurs dans la vall\u00e9e.<\/p>\n<p>La preuve cartographique a \u00e9t\u00e9 de surcro\u00eet apport\u00e9e derni\u00e8rement : la premi\u00e8re carte topographique de Bandiagara indique clairement, malgr\u00e9 l\u2019impr\u00e9cision du 1\/200000e, les pal\u00e9o-m\u00e9andres du Yam\u00e9. \u00c9tablie en 1936, mais \u00e0 partir de travaux r\u00e9alis\u00e9s ant\u00e9rieurement par le Service G\u00e9ographique de l\u2019Afrique Occidentale Fran\u00e7aise, cette carte a \u00e9t\u00e9 notamment reprise par la Geographical Section of War Office pour une nouvelle publication durant la seconde guerre mondiale (1942).<\/p>\n<p>Il est donc aujourd\u2019hui certain que les conditions g\u00e9omorphologiques ont effectivement chang\u00e9, de mani\u00e8re instantan\u00e9e, il y a plus d\u2019un demi-si\u00e8cle. Il ne s\u2019agit que d\u2019une auto-capture relativement banale, li\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9rosion r\u00e9gressive du ruisseau qui s\u2019\u00e9tait \u00e9tabli dans le secteur d\u2019Oumounaama ; mais en changeant brutalement son profil longitudinal, puisqu\u2019il n\u2019y avait plus de barres gr\u00e9seuses r\u00e9sistantes sur son parcours, le Yam\u00e9 s\u2019est encaiss\u00e9 dans les formations pl\u00e9istoc\u00e8nes et holoc\u00e8nes en d\u00e9veloppant les ravinements que l\u2019on conna\u00eet aujourd\u2019hui. Le Ravin sud, qui rejoignait le cours principal au niveau du seuil topographique, a \u00e9t\u00e9 contraint de prolonger son trac\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 la confluence actuelle, en r\u00e9utilisant en sens inverse une partie de la vall\u00e9e abandonn\u00e9e. Cette \u00e9rosion continue d\u2019agir rapidement : la comparaison des missions photographiques de 1952 et de 1982 montre tr\u00e8s nettement l\u2019encaissement du r\u00e9seau dans la vall\u00e9e et le recul tr\u00e8s important des t\u00eates de ravins. Chaque saison des pluies participe \u00e0 cette \u00e9rosion -les pluies abondantes de ces derni\u00e8res ann\u00e9es (2003 et 2007 notamment) ont contribu\u00e9 \u00e0 une \u00e9rosion efficace-, et il est donc grandement n\u00e9cessaire de fouiller activement dans les prochaines ann\u00e9es puisqu\u2019il est probable que le stock s\u00e9dimentaire, et avec lui les informations arch\u00e9ologiques, aura \u00e9t\u00e9 s\u00e9rieusement r\u00e9duit dans les trois ou quatre d\u00e9cennies qui viennent.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.umr-idees.fr\/spip.php?article129\"><strong>Michel Rasse<\/strong><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La complexit\u00e9 stratigraphique des formations de la vall\u00e9e du Yam\u00e9 ne se traduit pas syst\u00e9matiquement dans la topographie. \u00c0 Ounjougou, l\u2019apparente monotonie des reliefs du Plateau dogon, essentiellement d\u00e9velopp\u00e9s dans les gr\u00e8s conglom\u00e9ratiques du Pr\u00e9cambrien sup\u00e9rieur, est interrompue par la<span class=\"ellipsis\">&hellip;<\/span><\/p>\n<div class=\"read-more\"><a href=\"https:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/projets\/mali\/environnement\/geomorphologie-du-gisement-dounjougou\/\">Lire la suite &#8250;<\/a><\/div>\n<p><!-- end of .read-more --><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":44,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"page-accueil.php","meta":{"footnotes":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/529"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=529"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/529\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1367,"href":"https:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/529\/revisions\/1367"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/44"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=529"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}