{"id":406,"date":"2013-06-20T09:53:02","date_gmt":"2013-06-20T08:53:02","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/?page_id=406"},"modified":"2017-04-19T12:44:36","modified_gmt":"2017-04-19T10:44:36","slug":"le-debut-de-lholocene-a-ounjougou","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/projets\/mali\/archeologie\/le-debut-de-lholocene-a-ounjougou\/","title":{"rendered":"Le d\u00e9but de l&rsquo;Holoc\u00e8ne \u00e0 Ounjougou"},"content":{"rendered":"<h4>Introduction<\/h4>\n<div id=\"attachment_408\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/EH_neoanc_01_500_337-1-1.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-408\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-408 \" src=\"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/EH_neoanc_01_500_337-1-300x202.jpg\" alt=\"Fouilles dans les niveaux de l'Holoc\u00e8ne ancien (HR4) au Ravin du Hibou, hiver 1997- 1998. Photo A.Mayor\" width=\"300\" height=\"202\" srcset=\"https:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/EH_neoanc_01_500_337-1-300x202.jpg 300w, https:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/EH_neoanc_01_500_337-1.jpg 500w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-408\" class=\"wp-caption-text\">Fouilles dans les niveaux de l&rsquo;Holoc\u00e8ne ancien (HR4) au Ravin du Hibou, hiver 1997- 1998. Photo A. Mayor<\/p>\n<\/div>\n<p>L&rsquo;Ogolien, \u00e9pisode extr\u00eamement aride d\u00e9butant en Afrique de l&rsquo;Ouest aux alentours de 23.000 BP, se traduit \u00e0 Ounjougou par un hiatus s\u00e9dimentaire et arch\u00e9ologique important. Il faut attendre le retour des conditions climatiques humides de l&rsquo;Holoc\u00e8ne pour observer \u00e0 nouveau des vestiges anthropiques dans cette partie du continent. C&rsquo;est donc dans un contexte de forte pluviosit\u00e9 et de recolonisation du couvert v\u00e9g\u00e9tal, d\u00e8s le d\u00e9but du 10e mill\u00e9naire av. J.-C., qu&rsquo;une nouvelle population s&rsquo;installe sur le Plateau de Bandiagara. Sur le gisement d&rsquo;Ounjougou, plusieurs sites ont permis de d\u00e9finir deux phases d&rsquo;occupation cal\u00e9es chronologiquement entre 10000 et 7000 BCcal. Fait marquant, la pr\u00e9sence de c\u00e9ramique est attest\u00e9e d\u00e8s la premi\u00e8re moiti\u00e9 du 10e mill\u00e9naire. Il s&rsquo;agit des plus anciens vestiges de ce type actuellement attest\u00e9s en Afrique subsaharienne. L&rsquo;utilisation de mat\u00e9riel de mouture en pierre est, quant \u00e0 elle, confirm\u00e9e d\u00e8s le 8e mill\u00e9naire par la d\u00e9couverte d&rsquo;une meule et d&rsquo;un broyeur.<\/p>\n<h4>Probl\u00e9matique et objectifs<\/h4>\n<p>C&rsquo;est donc dans un contexte de bouleversement climatique et environnemental, de mouvement migratoire et de repeuplement d&rsquo;une r\u00e9gion de l&rsquo;Afrique d\u00e9sert\u00e9e durant plusieurs mill\u00e9naires, qu&rsquo;\u00e9merge l&rsquo;art de la c\u00e9ramique et l&rsquo;usage du mat\u00e9riel de broyage. Il s&rsquo;agit pour nous de mieux conna\u00eetre la culture mat\u00e9rielle de ces populations de l&rsquo;Holoc\u00e8ne ancien, de d\u00e9terminer leur origine et identifier leur devenir, et enfin de pr\u00e9ciser le cadre pal\u00e9oenvironnemental dans lequel elles s&rsquo;install\u00e8rent et \u00e9volu\u00e8rent. La compr\u00e9hension des m\u00e9canismes qui amen\u00e8rent l&rsquo;homme \u00e0 inventer la c\u00e9ramique et l&rsquo;outillage de mouture figure \u00e9videmment au c\u0153ur de notre probl\u00e9matique. Nous nous sommes donc fix\u00e9 comme objectif la fouille des sites stratifi\u00e9s de fond de vall\u00e9e, g\u00e9ologiquement in situ, pour obtenir un \u00e9chantillonnage le plus large possible des vestiges mat\u00e9riels, les situer en chronologie relative et absolue, et les mettre en relation avec la s\u00e9quence g\u00e9omorphologique et arch\u00e9obotanique. Par comparaisons avec les quelques rares ensembles contemporains connus en Afrique occidentale et saharienne nous esp\u00e9rons retracer le parcours des hommes lorsque la v\u00e9g\u00e9tation a repris ses droits aux d\u00e9buts de l&rsquo;Holoc\u00e8ne. Enfin, gr\u00e2ce \u00e0 des prospections syst\u00e9matiques, nous esp\u00e9rons d\u00e9couvrir des habitats contemporains nous livrant des informations compl\u00e9mentaires sur ces populations, en terme d&rsquo;\u00e9conomie de subsistance ou d&rsquo;occupation de l&rsquo;espace.<\/p>\n<div id=\"attachment_410\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/EH_neoanc_02_400_300-1-1.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-410\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-410 \" src=\"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/EH_neoanc_02_400_300-1-300x225.jpg\" alt=\" Coupe stratigraphique dans les niveaux des 10e-9e mill\u00e9naires av. J.-C. (Ravin de la Mouche). Photo E.Huysecom\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/EH_neoanc_02_400_300-1-300x225.jpg 300w, https:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/EH_neoanc_02_400_300-1.jpg 400w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-410\" class=\"wp-caption-text\">Coupe stratigraphique dans les niveaux des 10e-9e mill\u00e9naires av. J.-C. (Ravin de la Mouche). Photo E. Huysecom<\/p>\n<\/div>\n<h4>Les 10e et 9e mill\u00e9naires (Phase 1 de l&rsquo;Holoc\u00e8ne d&rsquo;Ounjougou)<\/h4>\n<p>C&rsquo;est sur le site du Ravin de la Mouche que l&rsquo;on distingue la premi\u00e8re s\u00e9quence s\u00e9dimentaire de l&rsquo;Holoc\u00e8ne, sous la forme d&rsquo;un chenal inscrit dans les silts pl\u00e9istoc\u00e8nes jaunes, remblay\u00e9 de sables grossiers et de graviers. L&rsquo;insertion chronologique des niveaux sup\u00e9rieurs de ce premier ensemble est situ\u00e9e par douze datations radiocarbones et trois datations OSL entre 9400 et 8400 BCcal. L&rsquo;industrie lithique d\u00e9couverte en stratigraphie montre que le mode de d\u00e9bitage unidirectionnel pr\u00e9domine, mais d&rsquo;autres modes, notamment le d\u00e9bitage bipolaire sur enclume ou le mode multidirectionnel, ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 pratiqu\u00e9s. Le quartz est la mati\u00e8re premi\u00e8re principalement utilis\u00e9e et l&rsquo;\u00e9ventail typologique comprend des \u00e9clats retouch\u00e9s de petite dimension, des per\u00e7oirs, mais surtout des armatures bifaciales \u00e0 retouche couvrante d&rsquo;un type original.<\/p>\n<p>Trois tessons de c\u00e9ramique sont associ\u00e9s \u00e0 cette industrie. Ils proviennent tous de la base de l&rsquo;unit\u00e9 stratigraphique, le HA1A. Leur \u00e9paisseur est fine, variant entre 4,5 et 7 mm. La seule forme restituable est un bol h\u00e9misph\u00e9rique \u00e0 bord simple de 21 cm de diam\u00e8tre. L&rsquo;un des tessons montre un d\u00e9cor \u00e0 la roulette, qui n&rsquo;a pas pu \u00eatre identifi\u00e9 plus pr\u00e9cis\u00e9ment. L&rsquo;analyse microscopique de deux \u00e9chantillons a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 qu&rsquo;ils contiennent une matrice silicat\u00e9e, sans carbonates, avec 20-30 % d&rsquo;inclusions non plastiques. Celles-ci sont constitu\u00e9es principalement par des monocristaux de quartz bien arrondis avec un bord de recristallisation, de diam\u00e8tre fin \u00e0 tr\u00e8s fin. Ces quartz sont tout \u00e0 fait similaires \u00e0 ceux qu&rsquo;on retrouve dans les gr\u00e8s et les argiles locales. L&rsquo;analyse min\u00e9ralogique des argiles des gisements connus les plus proches par diffraction aux rayons-X a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 la pr\u00e9sence de kaolinite, dont l&rsquo;absence dans la c\u00e9ramique indique une temp\u00e9rature de cuisson sup\u00e9rieure \u00e0 550\u00b0 C. Les p\u00e2tes ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9par\u00e9es en utilisant des argiles non calcaires, sans grand traitement pr\u00e9alable, comme le montre leur texture quelque peu chaotique. La structure s\u00e9riale indique qu&rsquo;aucun d\u00e9graissant n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9. Seul un tesson contient quelques fragments de chamotte, d&rsquo;un diam\u00e8tre maximum de 4 mm. Cependant, leur faible pourcentage indique plut\u00f4t une incorporation involontaire durant l&rsquo;\u00e9laboration de la p\u00e2te.<\/p>\n<h4>Le 8e mill\u00e9naire (Phase 2 de l&rsquo;Holoc\u00e8ne d&rsquo;Ounjougou)<\/h4>\n<p>La suite de la s\u00e9quence holoc\u00e8ne est bien document\u00e9e sur deux sites principaux, le Ravin du Hibou et Damatoumou. Les niveaux arch\u00e9ologiques sont chronologiquement bien cal\u00e9s par une date OSL et 7 dates 14C (8000-7000 BCcal). L&rsquo;industrie lithique se caract\u00e9rise par un d\u00e9bitage de galets de quartz selon les modes unidirectionnel, bidirectionnel, multidirectionnel, p\u00e9riph\u00e9rique et par percussion bipolaire sur enclume. Elle se compose essentiellement de pi\u00e8ces microlithiques : per\u00e7oirs, pointes \u00e0 bord abattu, encoches, denticul\u00e9s, racloirs, \u00e9clats retouch\u00e9s et microlithes g\u00e9om\u00e9triques.<\/p>\n<div id=\"attachment_411\" style=\"width: 233px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/EH_neoanc_03_223_198-1-1.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-411\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-411 size-full\" src=\"http:\/\/www.ounjougou.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2013\/06\/EH_neoanc_03_223_198-1.jpg\" alt=\"Tesson de c\u00e9ramique du 8e mill\u00e9naire av. J.-C. (Ravin du Hibou). Photo E. Franzonello\" width=\"223\" height=\"198\" \/><\/a><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-411\" class=\"wp-caption-text\">Tesson de c\u00e9ramique du 8e mill\u00e9naire av. J.-C. (Ravin du Hibou). Photo E. Franzonello<\/p>\n<\/div>\n<p>Au Ravin du Hibou, sept tessons ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9lev\u00e9s lors des fouilles; tr\u00e8s fragment\u00e9s, ils emp\u00eachent malheureusement toute reconstitution de formes de r\u00e9cipients. Concernant le d\u00e9graissant, le quartz est pr\u00e9sent dans tous les tessons observ\u00e9s. Un seul contient \u00e9galement de la chamotte. Les \u00e9l\u00e9ments de d\u00e9cors pr\u00e9sents sur deux tessons ont permis d&rsquo;identifier plusieurs techniques distinctes dont une impression simple au peigne. Le mat\u00e9riel de broyage d\u00e9couvert en stratigraphie se compose d&rsquo;un fragment de meule en gr\u00e8s et d&rsquo;une molette de forme cylindrique.<\/p>\n<h4>Contexte ouest-africain et saharien<\/h4>\n<p>La c\u00e9ramique et le mat\u00e9riel de broyage des phase 1 et 2 d&rsquo;Ounjougou constituent les plus anciens vestiges de ce type actuellement connus en Afrique subsaharienne. Dans l&rsquo;\u00e9tat de nos connaissances, la c\u00e9ramique d&rsquo;Ounjougou pourrait r\u00e9sulter d&rsquo;un foyer d&rsquo;invention dans l&rsquo;actuelle zone sah\u00e9lo-soudanaise et d&rsquo;une exportation l\u00e9g\u00e8rement post\u00e9rieure vers le Sahara central, o\u00f9 elle est connue d\u00e8s le 9e mill\u00e9naire av. J-C. Les poteries de Tagalagal au Niger, les plus anciennes connues pour cette r\u00e9gion, sont d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s diversifi\u00e9es au moment de leur apparition, confirmant peut-\u00eatre ainsi l&rsquo;adoption de la technique c\u00e9ramique depuis un autre lieu d&rsquo;origine. L&rsquo;industrie lithique des phases 1 et 2 se caract\u00e9rise quant \u00e0 elle plus par des affinit\u00e9s m\u00e9ridionales, dont le microlithisme sur quartz \u00e0 d\u00e9bitage bipolaire sur enclume propre au \u00ab\u00a0technocomplexe microlithique subsaharien\u00a0\u00bb (K. MacDonald), except\u00e9es les armatures bifaciales qui ne se retrouvent que plus au Nord, en zone saharienne, sur des sites l\u00e9g\u00e8rement post\u00e9rieurs. Un afflux culturel se dirigeant du sud-est de la zone subsaharienne vers le Sahara pourrait expliquer la diffusion des industries microlithiques sur quartz \u00e0 travers l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest. Observables dans un premier temps au Cameroun \u00e0 Shum Laka (30.600-29.000 av. J-C.), on les retrouve ensuite notamment en C\u00f4te d&rsquo;Ivoire \u00e0 Bingerville (14.100-13.400 av. J.-C.), au Nigeria \u00e0 Iwo Eleru (11.460-11.050 av. J.-C.), puis enfin \u00e0 Ounjougou (phase 1, 10e mill\u00e9naire av. J.-C.).<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/anthro.unige.ch\/~huysecom\/\">Eric Huysecom<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Introduction L&rsquo;Ogolien, \u00e9pisode extr\u00eamement aride d\u00e9butant en Afrique de l&rsquo;Ouest aux alentours de 23.000 BP, se traduit \u00e0 Ounjougou par un hiatus s\u00e9dimentaire et arch\u00e9ologique important. 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